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Mentions légales du site d'un artisan : ce qui est obligatoire

Le site d'un artisan doit afficher : nom et prénom avec « EI » (ou dénomination et forme de la société), adresse, téléphone, email, numéro d'immatriculation, directeur de la publication et hébergeur. S'il travaille pour des particuliers, il ajoute son médiateur de la consommation. Oublier son identité ou son hébergeur expose un entrepreneur individuel à 75 000 € d'amende au plus.

La réponse courte : 6 mentions à vérifier sur votre site

Ouvrez la page « Mentions légales » de votre site et comparez-la à ces 6 lignes. Chaque ligne vient d'un texte cité plus bas.

  • Qui vous êtes : nom et prénom avec « EI » si vous êtes entrepreneur individuel, ou dénomination, forme juridique et capital social pour une société.
  • Où vous joindre : adresse, téléphone et email.
  • Votre immatriculation : numéro SIREN, et numéro d'inscription au registre national des entreprises (RNE) ou au registre du commerce (RCS).
  • Le directeur de la publication : pour un entrepreneur individuel, c'est vous (loi du 29 juillet 1982, article 93-2).
  • L'hébergeur : nom, adresse et téléphone.
  • Le médiateur de la consommation, si vous travaillez pour des particuliers : nom, coordonnées et adresse de son site.

Le détail : quelle mention, pour qui, selon quel texte ?

Chaque ligne donne la mention, l'entreprise concernée et l'article qui l'impose.

Le détail : quelle mention, pour qui, selon quel texte ?
MentionQui est concernéTexte
Nom, prénoms, domicile et téléphoneEntrepreneur individuel, micro-entrepreneur comprisLCEN, article 1-1, I, 1°
Dénomination ou raison sociale, siège, téléphone, capital socialSociété (SARL, SAS, etc.)LCEN, article 1-1, I, 2°
Mention « entrepreneur individuel » ou « EI » avec le nomEntrepreneur individuelCode de commerce, articles R526-27 et R123-237, 9°
Numéro d'inscription au RCS ou au RNEEntreprise inscrite au RCS, ou au RNE comme entreprise de l'artisanatLCEN, article 1-1, I, 1° et 2°
Numéro SIREN, mention « RCS » suivie de la ville du greffe, adresse du siègeEntreprise immatriculée au RCSCode de commerce, article R123-237
Adresse, email et téléphone pour vous joindreEntreprise dont le site présente ses services (commerce électronique au sens de l'article 14)LCEN, article 19, 2°
Nom du directeur de la publicationTout éditeur d'un siteLCEN, article 1-1, I, 3°
Nom, adresse et téléphone de l'hébergeurTout éditeur d'un siteLCEN, article 1-1, I, 4°
Numéro de TVA intracommunautaireEntreprise assujettie à la TVA et identifiée par un numéroLCEN, article 19, 4°
Nom, coordonnées et site du médiateurEntreprise qui travaille pour des particuliersCode de la consommation, articles L612-1, L616-1 et R616-1
Assurance professionnelle, assureur, couverture géographiquePrestataire qui travaille pour des particuliers, avant le contrat, pas forcément sur le siteCode de la consommation, article R111-2, 9°

Où placer les mentions légales sur son site ?

Service Public autorise une page dédiée ou les conditions générales de vente. La loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) demande un accès « facile, direct et permanent » à ces informations (article 19). Le plus simple : un lien « Mentions légales » dans le pied de page de chaque page.

Un site professionnel ne peut pas rester anonyme. L'exception d'anonymat de l'article 1-1 (II) de la LCEN vise seulement les personnes qui éditent un site à titre non professionnel.

Un micro-entrepreneur doit-il écrire « EI » ?

Oui. Depuis le 15 mai 2022, un entrepreneur individuel utilise une dénomination qui contient son nom, précédé ou suivi de « entrepreneur individuel » ou « EI » (Code de commerce, article R526-27). L'Urssaf précise que la règle vaut aussi pour les auto-entrepreneurs.

Cette dénomination figure sur vos documents et correspondances professionnels. Pour une entreprise immatriculée au RCS, l'article R123-237 du Code de commerce demande aussi de l'écrire sur son site internet. Service Public la range parmi les mentions du site de tout entrepreneur individuel.

Exemple : « Jean Martin EI ». Un nom commercial, comme « Plomberie Martin », peut s'y ajouter, mais il ne remplace pas cette dénomination.

Le médiateur de la consommation est-il obligatoire ?

Oui, dès que vous travaillez pour des particuliers. Tout consommateur peut recourir gratuitement à un médiateur, et le professionnel doit lui en garantir l'accès (Code de la consommation, article L612-1).

Vous choisissez un médiateur référencé. Vous affichez ensuite son nom, ses coordonnées et l'adresse de son site, de manière visible et lisible, sur votre site (articles L616-1 et R616-1). Selon Service Public, les mêmes informations vont aussi dans vos conditions générales et sur vos bons de commande.

Service Public précise que la médiation ne s'applique pas aux litiges entre professionnels : un artisan qui ne travaille que pour des professionnels n'est donc pas concerné. La liste des médiateurs référencés est publiée sur economie.gouv.fr/mediation-conso.

Sans cette information, l'amende administrative va jusqu'à 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale (article L641-1).

Faut-il indiquer son assurance sur son site ?

Aucun des textes relevés ici n'oblige à l'écrire sur le site. L'y afficher reste votre choix, avec une information exacte et à jour.

L'assurance doit en revanche être indiquée dans 3 cas :

  • Sur chaque devis et chaque facture, si votre métier impose une assurance professionnelle autre que la décennale : cette assurance, les coordonnées de l'assureur et la couverture géographique (Code de l'artisanat, article L132-1).
  • Pour l'assurance décennale : une attestation d'assurance jointe aux devis et aux factures (Code des assurances, article L243-2).
  • Avant le contrat avec un particulier : l'assurance souscrite, les coordonnées de l'assureur et la couverture géographique, communiquées ou mises à sa disposition (Code de la consommation, article R111-2, 9°).

TVA, photos, données, cookies : ce qui s'ajoute selon les cas

Ces points ne concernent pas tous les artisans. Vérifiez ceux qui s'appliquent à vous.

  • Le numéro de TVA intracommunautaire, si vous êtes assujetti à la TVA et identifié par un numéro (LCEN, article 19, 4°).
  • Les photos, textes et logos : vous devez avoir le droit de les utiliser, par exemple grâce à leur licence (Service Public).
  • Les données personnelles : si votre site en collecte (formulaire, compte client), vous informez le visiteur de leur usage. L'absence de cette information est punie de 1 500 € d'amende (Service Public).
  • Les cookies : ceux de publicité demandent en principe l'accord du visiteur. Ceux de mesure d'audience en sont dispensés seulement à des conditions précises (Service Public).

Que risque-t-on sans mentions légales ?

La sanction dépend de la mention oubliée.

  • Identité de l'éditeur, directeur de la publication ou hébergeur absents : jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour un entrepreneur individuel ou le dirigeant d'une société (LCEN, article 1-2). Service Public indique jusqu'à 375 000 € pour une société.
  • Mentions de l'article R123-237 du Code de commerce absentes (SIREN, RCS, mention EI) pour une entreprise inscrite au RCS : amende de 4e classe, soit 750 € au plus pour une personne physique (Code pénal, article 131-13).
  • Médiateur absent : amende administrative jusqu'à 3 000 € pour une personne physique, 15 000 € pour une personne morale (Code de la consommation, article L641-1).

Sur un site d'ARIA Solutions, qu'est-ce qui est déjà en place ?

Le site que nous livrons a sa page « Mentions légales », avec un lien dans le pied de page. Elle reprend les informations connues de votre entreprise :

  • Le nom de l'entreprise et sa forme juridique, « Entrepreneur individuel » pour une entreprise individuelle.
  • Le SIRET, et l'immatriculation quand nous la connaissons.
  • Le dirigeant et vos coordonnées : adresse, téléphone, email.
  • Le directeur de la publication : votre dirigeant, sinon « le représentant légal » de votre entreprise.
  • L'hébergeur, Cloudflare, avec son adresse et son téléphone.
  • Un paragraphe sur les données : aucun cookie, l'adresse IP traitée par l'hébergeur, et un formulaire de devis qui prépare un SMS ou un email sur l'appareil du visiteur. Puis, s'il y en a, les sources des photos d'illustration.

Ce qui reste à vérifier de votre côté

Le médiateur de la consommation, le numéro de TVA et l'assurance n'y figurent pas d'office. Vérifiez si votre activité les exige. Si vous êtes inscrit au RCS, vérifiez que la mention « RCS » suivie de la ville du greffe y figure. Vérifiez aussi que votre dénomination montre votre nom suivi de « EI », comme vu plus haut.

Vous restez l'éditeur du site et le responsable de son contenu, dont vos assurances et vos coordonnées (CGV, article 13.2). Relisez cette page à la mise en ligne.

La Formule Tranquillité, à 49 € par mois, met vos mentions légales à jour quand la loi change, ou quand vous nous signalez un changement de vos informations (adresse, forme juridique, numéro). Sur la page de commande, la Formule Tranquillité est cochée d'avance : décochez-la si vous ne la voulez pas. Sans engagement : la Formule Tranquillité et l'hébergement s'arrêtent quand vous voulez.

Le site se paie une fois, et l'adresse .fr est à votre nom. Il coûte 490 € avec 1 an d'hébergement. Le détail est sur notre page Prix.

Questions fréquentes

Quelles mentions légales sont obligatoires sur le site d'un artisan ?

Votre identité (nom et prénom avec « EI », ou dénomination et forme de votre société), votre adresse, votre téléphone, votre email, votre numéro d'immatriculation, le directeur de la publication et l'hébergeur. Si vous travaillez pour des particuliers, ajoutez votre médiateur de la consommation.

Un micro-entrepreneur doit-il écrire « EI » ?

Oui. Depuis le 15 mai 2022, tout entrepreneur individuel, auto-entrepreneur compris, écrit « entrepreneur individuel » ou « EI » juste avant ou après son nom sur ses documents et correspondances professionnels (Code de commerce, article R526-27).

Faut-il indiquer son assurance sur son site ?

Aucun texte relevé ici ne l'impose sur le site. Si vous êtes soumis à la décennale, l'attestation est jointe à chaque devis et chaque facture (Code des assurances, article L243-2). Sinon, une assurance obligatoire pour votre métier figure sur chaque devis et chaque facture (Code de l'artisanat, article L132-1).

Le médiateur de la consommation est-il obligatoire ?

Oui, si vous travaillez pour des particuliers. Son nom, ses coordonnées et l'adresse de son site doivent être visibles sur votre site (Code de la consommation, articles L616-1 et R616-1). Sinon, l'amende va jusqu'à 3 000 € pour un entrepreneur individuel.

Que risque-t-on sans mentions légales ?

Pour l'identité de l'éditeur et de l'hébergeur : jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (LCEN, article 1-2), et jusqu'à 375 000 € pour une société selon Service Public. Pour les mentions du Code de commerce : 750 € au plus pour un entrepreneur individuel. Pour le médiateur : jusqu'à 3 000 € ou 15 000 €.

Un auto-entrepreneur doit-il afficher son adresse ?

Oui, une adresse est obligatoire. La LCEN demande le « domicile » d'une personne physique, et Service Public cite, pour une entreprise individuelle, l'adresse de domiciliation de l'entreprise. L'exception d'anonymat vise seulement les sites non professionnels.

Sources

  1. Service Public Entreprendre, Mentions obligatoires sur le site internet d'une entreprise (F37351, vérifié le 13/10/2026), relevée le 24 octobre 2026
  2. Service Public Entreprendre, Gérer les cookies et autres traceurs (F31228), relevée le 24 octobre 2026
  3. Service Public Entreprendre, Médiation des litiges de la consommation (F33338), relevée le 24 octobre 2026
  4. Légifrance, LCEN (loi n° 2004-575), articles 1-1, 1-2 et 14, relevée le 24 octobre 2026
  5. Légifrance, LCEN, article 19, relevée le 24 octobre 2026
  6. Légifrance, loi n° 82-652, article 93-2 (directeur de la publication), relevée le 24 octobre 2026
  7. Légifrance, Code de commerce, article R123-237, relevée le 24 octobre 2026
  8. Légifrance, Code de commerce, article R526-27, relevée le 24 octobre 2026
  9. Urssaf, mention obligatoire « EI » depuis le 15 mai 2022, relevée le 24 octobre 2026
  10. Légifrance, Code de la consommation, article L612-1, relevée le 24 octobre 2026
  11. Légifrance, Code de la consommation, article L616-1, relevée le 24 octobre 2026
  12. Légifrance, Code de la consommation, article R616-1, relevée le 24 octobre 2026
  13. Légifrance, Code de la consommation, article L641-1, relevée le 24 octobre 2026
  14. Légifrance, Code de la consommation, article R111-2, relevée le 24 octobre 2026
  15. Légifrance, Code de l'artisanat, article L132-1, relevée le 24 octobre 2026
  16. Légifrance, Code des assurances, article L243-2, relevée le 24 octobre 2026
  17. Légifrance, Code pénal, article 131-13, relevée le 24 octobre 2026
  18. Ministère de l'Économie, médiation de la consommation : vos principales obligations (professionnel), relevée le 24 octobre 2026
  19. Ministère de l'Économie, médiation de la consommation : liste des médiateurs référencés, relevée le 24 octobre 2026